Rendez-vous au pays du Sourire
"-Mamie, toi entre l'Inde et le Cambodge, tu choisirais quoi ? -...le Cambodge. -Ok, bon je pars au Cambodge alors." Ce n'est pas anodin, ce n'est pas sans importance, c'est juste un rendez-vous évident que j'ai à prendre avec le Pays du Sourire. Parce qu'un sourire c'est magnifique, parce que l'on en a tous besoin, parce que ça respire l'amour. Bonne visite.


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Advice !

 

 

 

 

Bon, autant se le dire, c'était pas joyeux joyeux comme journée.

 

1- je me suis fait voler mon sac à l'arrachée

2- le motodop qu'on a pris un peu plus tard avec Manu n'était vraiment, mais alors vraiment pas sympa.

 

 

Du coup j'ai perdu mon sac (celui de ma maman, Snif!), mon appareil photo, l'argent d'Elephant Blanc, et mon argent perso. Et ma carte bancaire aussi. Dieu Merci mon passeport m'attendait sagement dans son tiroir de la Lazy Gecko, mes photos étaient sauvegardées, et je n'avais que 40 $ dans mon porte-monnaie. Ce qui est chiant c'est l'argent d'EB et les interviews qu'on avait déjà faits, et mon joli porte-monnaie, et le dessin de Srey May, etc. etc.

 

Et je viens de réaliser, les clés de Kien Kleang. La mouise.

 

 

On était toutes les trois dans le tuk-tuk, Manu à ma droite et Jo' en face. Mon sac était posé sur mes genoux, j'avais les mains dessus, la lanière dans les mains. Il a pris mon sac en douce, alors que je regardai vers la gauche, peut-être qu'il nous suivait en guettant un instant d'inattention. Lorsque j'ai senti mon sac partir je l'ai tiré vers moi, très fort, mais la lanière a cassé. Pas plus mal finalement, ça aurait pu très mal tourner.

 

Et après ces quelques secondes, il continue sa route à toute vitesse. Tee-shirt noir, moto noire, pas de casque. Environ 25 ans. Apparemment ça se passe souvent là, au Riverside, au bord du fleuve Tonle Sap. Fais Yech'. Encore une conne de touriste, il a dû se dire. Sur le coup crise de larmes, après coup le choc.

 

Allez, relativisons.

 

 

J'adore. On arrive à la Police, les mecs à moitié en train de dormir, mais quand même un rien souriants.

On fait la déposition, ça va, tranquille, et on file à l'Ambassade.

 

Entrée : déposez vos sacs dans le casiers (enfin, pour ceux qui en ont encore...haha). Ok c'est comme ça, ok c'est par mesure de sécurité, ok ok, mais après un vol du genre c'est pas la première chose que t'as envie de faire...

 

Et on rentre, on donne le papier, on attend, on attend, on rigole nerveusement, et puis on rentre dans un bureau français, avec des gens français, et là avec Manu on se regarde : "ça donne pas envie de rentrer chez soi..." L'hospitalité légendaire française. Un ton mou, un semblant de flemingite, et le fameux "un vol à l'arrachée ? Oh ben c'est courant ça, sur le Riverside ? Ah ouai, classique." le R-Ê-V-E. Douce Fraaaaance-euh...tendre pays de mon enfaaaaaance-euh !

 

Trêves de plaisanteries. J'ai dû appeler le service de nuit d'urgence Visa Premier, et Paf! je me recoltine un mur de fer. Je crois que ça m'a plus énervée encore que le vol. J'étais encore sur le choc, et à la question "...attendez, je n'ai pas compris...il faut que j'envoie la confirmation d'opposition par mail ou par courrier... ?", mon aimaaaaable interlocutrice me répond : "je n'ai pas dit ça mademoiselle." Et je vous dis pas le ton. Plus froid que ça tu meurs. Et en plus, tu te sens débile et inutile. Merci madaaaaaaame !

 

Voilà, comment un sac disparaît en moins de 10 secondes, comment ça fait bizarre de se retrouver face à la paperasse et aux problèmes matériels en tout genre, et comment on se sent après une agression j'ai envie de dire simple...qu'est-ce que ça doit être quand c'est plus grave ?

 

Je suis restée bien deux heures sur ma chaise à la Lazy Gecko à tout repasser dans ma tête...le petit vélo qui pédale, pédale...questions, incompréhension...remue-ménage.

 

 

Au moins, je connaîtrai cette facette du Cambodge.

 

Avec Manu on est allées acheter un disque dur.

Je crois que notre nervosité s'est ressentie auprès du motodop au retour, parce qu'il a vraiment pas été sympa. Haussement de voix, roulement d'yeux, grands gestes...bon Manu, on se tasse, on ferme notre gueule et on paye 5000, ok ? On se regarde et on a les larmes aux yeux...on sait même pas si on rit ou si on pleure.

 

Les nerfs quoi.

 

 

Mais aujourd'hui ça va, on re-sourit à tout le monde. Et on est contentes. Bon ok, on sert notre sac très fort contre nous...je crois que je n'ai jamais autant apprécié d'avoir un sac bien attaché collé à mon dos.

 

 

 

Eh bien voilà, alors un petit conseil avant de partir : ne vous trimballez pas avec des grosses sommes sur vous. Si vous êtes en Guesthouse cachez les gros billets dans vos chaussures ou dans vos poches de pantalons, et surtout gardez bien votre sac contre vous...un ami s'est fait voler 700$ dans sa guesthouse au Laos, un autre 400$, moi-même 60$, alors attention. Même en ayant confiance on peut se faire avoir, yep yep.

 

 

Allez, bonne journée quand même. On a découvert une super librairie, "au livre ouvert", qui propose des livres en khmer, anglais, français, allemand, pour tous ceux qui veulent lire au Cambodge gratuitement...on était bien contentes avec Manu et on s'est assises et allongées pendant pas mal de temps à feuilleter les bouquins pour enfants. Pour ma part j'ai commencé la lecture d'Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda. Pourquoi pas ? Ca change les idées et c'est sympa comme bouquin.

 

 

 

Bien à vous !!!!

 

heart

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 13:06, le 15/01/2013,
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